Ouvrir sa vie, c’est se mettre en chemins de solitude. Parfois ces chemins de solitude m’ indiquent une direction, parfois ils me fabriquent une énigme, ou un étonnement.  Un chemin s’ouvre et je tombe sur une aquarelle qui semble me tendre les mains. Je tombe sur une pluie qui balaye des rues, sur un fleuve à traverser, un abri calme et incertain. Qu’est-ce que peuvent avoir affaire ensemble ces micros événements ? Les uns tressent les autres, je ne sais trop dans quel ordre cela a pu se faire – qu’importe – mais ils se répondent, sans se répéter, dans une sorte d’imbroglio qui  m’invite à comprendre puis interpréter chacun en fonction de l’autre. 

Difficile de les saisir entre  rupture, évasion, inquiétude, brutalité. Par l’entremise de la nature, une réparation des éclats de solitude me propose un modèle de respiration possible entre végétaux, animaux, arbres et forêts, clairières, Sur la pointe des pieds, je reprends mon cheminement parmi les arbres d’une forêt. Je me relève des accidents de solitude.

 

 

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